Le chemin de Cadoudal, Locoal

Une histoire de racines
Balade sur le chemin de Georges Cadoudal

Durée : 1h en restant sur le sentier.
Parcours prolongé avec option contemplation : 2h au moins

Voici une des plus belles balades qu'il m'ait été donné de faire en Bretagne. Rendez-vous au point d'accès où vous trouverez un petit parking à l'orée du bois. Un grand panneau vous indique la thématique et l'entrée du chemin se situe à droite du panneau, direction Nord Ouest.

La richesse du parcours est simplement étourdissante toutefois il faut ajouter à cette approche le fait que je suis capable de rester un temps indéfini à observer les jeux de lumière sur la pierre, l'eau ou sur la mousse des arbres, et parfois, ça rend les enfants impatients.

La mise en bouche est amusante, elle commence par un chemin assez large qui monte en tournant et en se rétrécissant jusqu'à un angle droit, et vous prendrez à gauche. Et vous prendrez un siècle au moins dans la vue car vous voici enclavés dans un petit sentier sillonnant entre des murets de pierres érodées en partie recouverts de mousse, on se croirait dans la comté du seigneurs des anneaux mais c'est aussi le chemin de Cadoudal pour qui cette forêt fut un refuge.

La fin des murets vous jette dans les bras d'une petite clairière au centre de laquelle trône un arbre araignée fascinant. D'ailleurs c'est un des éléments récurrent de cette promenade, ces racines à fleur de sol et ces branchages dénudés qui embrassent les cieux, à se demander de quel côté du sol se trouvent réellement les racines. En terre ou bien à l'air libre.

Quelques encablures plus loin, l'horizon se dégage car vous êtes au bord de l'eau et le chemin désormais côtier vous dépose à une table d'orientation. A partir de là vous pouvez quitter le sentier pour suivre la côte sur la plage si la marée le permet. C'est un feu d'artifice de matière brutes mélangées : terre et sable, mousse, blocs de pierres et lichens, algues et filets d'eau, rouilles d'épaves, roches et goémons, promontoires et contre-plongées.

Pour retrouver le chemin côtier c'est assez simple : une fois parvenus à la maison ostréicole, vous pouvez remonter et emprunter la route qui vous ramènera assez rapidement à l'enclos des véhicules. Ceci dit vous pouvez également prendre le chemin côtier pour revenir sur vos pas.

Mais si la marée le permet, un étrange décor de roches, de sables et d'arbres qui poussent à l'horizontale vous attend un peu plus loin. Il suffit de contourner les bassins ostréicoles et de pousser jusqu'à la pointe. Si votre approche est discrète en passant la pointe, vous aurez peut-être la chance de découvrir quelques grands échassiers à l'affût, ce que j'ai compris trop tard. Ensuite, bienvenue dans un décor déconcertant de bois de cerfs géants...

Et puis après encore une pointe... toutefois là je vous invite à revenir sur vos pas car il n'y a pas de chemin et c'est un environnement plutôt marécageux.

Une fois cette balade terminée et les participants de retour à la maison, les yeux nourris de multiples décors envoutants, nous nous sommes jetés avec parcimonie sur les spécialités de charcuterie locales à grand renfort de baguette croustillante, parce que l'émotion, ça creuse. Il y avait également une salade de chou de lorient cru émincé assaisonnée d'une marinade d'anchois pour varier les plaisirs.