Regards sur la Ria, un succès à multiple facettes

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Depuis la signature des différentes conventions le 17 avril 2015 pour la restauration de la maison de gardien de l’ile du Nohic, entre la ville de Plouhinec, le Conservatoire du Littoral, le CIC Ouest, la Fondation du Patrimoine de Bretagne et l’association Ile du Nohic, nous pouvons officiellement compter deux projets de restauration du patrimoine sur la Ria, le premier en date étant le Pont de Saint Cado.

Deux projets de valorisation de la mémoire collective, de valorisation touristique, dans une même entité géographique est en soi quelque chose de remarquable. Séduit par le dynamisme associatif et municipal des deux côtés de la Rivière d’Etel, la Fondation du Patrimoine de Bretagne y a vu une opportunité pour animer les journées européennes du patrimoine.

Les 19 et 20 septembre derniers, la Ria invitait ainsi des artistes de tous horizons à venir la croquer. Pro et amateurs sont venus peindre, dessiner et photographier des morceaux de notre territoire commun.

Le 3 octobre s’ensuivait une vente aux enchères des oeuvres sous la houlette de maître Dorothé Galudec au Musée des Thoniers, Etel. Salle comble.

Du 19 au 21 octobre, expo vente des oeuvres n’ayant pas trouvé acquéreur, à la salle des mariages de la Mairie de Belz.

Trois volets d’une initiative issue d’entités qui ont oeuvré main dans la main : les villes de Belz et Plouhinec, la Fondation du Patrimoine de Bretagne, le Musée des Thoniers, l’association Tud San Kado et bien sûr, l’association Ile du Nohic.

Quelques chiffres

  • 5 mois : c’est la durée complète de gestion de l’opération initiée en mai 2015.
  • Plus de 70 artistes ont proposé 126 oeuvres.
  • 6000 € : c’est le résultat de la vente aux enchère, pour les artistes, qui reverseront à leur tour le montant de leur choix réparti de façon égale entre les deux projets de restauration du patrimoine, Pont de Saint Cado, Maison de Gardien de l’Ile du Nohic.
  • 850 € : le résultat de l’expo vente.
  • Plus de 60% : c’est l’estimation de ce qui a été reversé par les artistes pour les deux projets de restauration.
  • 100% : c’est l’implication énergétique des Nohicans, les adhérents de l’Ile du Nohic.

 

Des motifs de satisfaction

La collaboration entre les villes, leurs services techniques et les associations. Nous avons su agir et parler ensemble pour la promotion de notre patrimoine commun. 5 mois de projet reposant notamment sur du bénévolat, ça compte.

La communication hors du cadre de la Ria se mesure difficilement mais plusieurs artistes d’ailleurs sont venus avec plaisir trainer leurs guêtres et leur talent par ici. De nombreuses personnes ont identifié le Musée des Thoniers, l’Ile du Nohic, et dans une moindre mesure Saint-Cado. La presse ayant bien relayé, le message est également passé de façon assez dense concernant la richesse patrimoniale de la Ria et son développement.

Des artistes ont pu exposer et vendre leurs oeuvres. Les artistes sont des éclaireurs. La Ria est une lumière. C’est une autre valorisation du territoire.

En écrivant ce compte rendu, comme j’ai la manie parfois fatigante de jongler entre plusieurs écrans, je suis tombé sur une citation publiée sur facebook, elle est de Friedrich Nietzsche :
 

“L’artiste a le pouvoir de réveiller la force d’agir qui sommeille dans d’autres âmes”.

J’avoue que certaines oeuvres qui nous ont été remises lors des journées du 19 et 20 septembre ont suscité de belles émotions. De celles qui invitent à la satisfaction d’avoir pris le temps de mettre en place ce qu’on a fait tous ensemble. Parce que, si l’art éveille les âmes, lorsqu’on voit la capacité des adhérents de l’Ile du Nohic à répondre présent aux coups de feu, notamment lors du montage et démontage des chapiteaux, de la présence collective tout au long du week-end et des opérations qui ont suivi, il ne fait aucun doute que nous sommes bien éveillés.

Il n’est pas exclu que ce soit également grâce aux crêpes de Wendy et aux huîtres, offertes Anne Gildas. Il y a d’ailleurs un ancien venu en acheter en plus de passer le bonjour. Lorsque je l’informe que certains coquillages sont peut-être un peu laiteux, il me rétorque : “oh, moi aussi ! ». Ambiance conviviale.

Ce week-end du patrimoine, il y avait deux pôles d’accueil : un à Saint Cado, un au Magouër. Côté Magouër nous avons sans doute eu un peu moins de visiteurs qu’à Saint-Cado, mais ceci dit, nous avons bénéficié du port pendant deux jours de climat privilégié, avec des levers de brume et autres richesses lumineuses, toute la magie visuelle et sonore d’un petit port de Bretagne.

Pour essayer de sensibiliser les plus jeunes à la valorisation du patrimoine, nous avions ajouté une dimension festive à l’événement le samedi avec le concours Baign’Arts. Vincent Hinault et son association Fest’Yves Arts ont débarqué avec dans le camion de belles planches de dessins d’enfants, et des baignoires incrustées dans des chambres à air de tracteur pour une animation nautique festive ouverte à qui voulait. Michel Olliero s’est dédié à la sécurité avec sa plate et Ty-Kayak a mis à notre disposition kayaks, gilets, et pagaies en cas de besoin. Le vainqueur fut un plombier qui passait par là en famille… Un plombier au volant d’une baignoire, il n’y a pas de hasard.

Ce sont aussi Fabrice Lothodé et Jérémy Simon – Duo Nijadell – qui sont venus nous offrir l’acoustique enivrante de leurs harmonies à l’accordéon et à la bombarde.

Et puis… il a bien fallu démonter les chapiteaux avant le verre de l’amitié !

 

Categories: Patrimoine bati, Patrimoine naturel

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